Back on Track - le petit G. a été retrouvé.

Le 17-08-2009 • Pays : Kazakhstan

27 juillet 2009, je quittais l'aventure pour quinze jours. Ce fut pour moi l'opportunité de retrouver des amies russes rencontrées via Couchsurfing et surtout visiter deux magnifiques villes russes : Moscou & St Petersbourg.

Les photos parlent d'elles même pour vous montrer la beauté de ces 2 villes.



* Moscou - Almaty

13 Août 2009, je quitte Moscou pour Almaty où je vais retrouver mes 3 camarades chez le père de Sylvestre. Dans l'avion je rencontre un kazakh, ingénieur en climatisation aimant voyager et heureux de pouvoir pratiquer son anglais - 4h d'avion et pas de film car les TV sont HS. Il me propose de me déposer en ville, ce que j'accepte car je n'ai absolument aucune idée de comment me rendre au travail de Patrick pour récupérer les clés de l'appartement. Une fois déposé en ville à la mauvaise adresse... et oui j'ai pris l'ancienne adresse du boulot je tombe sur un gardien d'immeuble fort sympathique qui me trouve la bonne adresse de la société du père de Sylvestre et me gère un taxi pour 5 dollars.
Quelques kilomètres plus loin je récupère les clés et discute quelques minutes avec les 2 collègues de Patrick qui me dépannent de 50 TG afin de prendre le bus (Patrick tu dois 50 TG à Zukhra et la jolie demoiselle en face d'elle).
Clés en poche, un bus et quelques kilomètres de marche plus loin (attention à Almaty les avenues sont longues) je débarque à L'Appartement.
* Almaty - L'appartement

J'ouvre la porte et découvre avec stupeur l'immensité des lieux, un salon plus grand que la plupart des appartements parisiens, 3 étages, 4 ou 5 salles de bains je ne sais plus, 2 saunas, 4 chambres, plein de balcons (je pense qu'on les a pas tous découvert). Je prends une douche et décide de me poser devant la TV en attendant mes camarades.

Title : Almaty en 2 jours et demi

* Arrivée du reste de l'équipe et premier jour à ALA

5h du matin, mon téléphone sonne : c'est l'équipage qui vient d'arriver et ils ont besoin que je leur ouvre la porte. Embrassades et répartition des chambres. Zou tout le monde au lit.

L'équipe a décidé d'arriver dans la nuit de jeudi à vendredi afin de profiter du dernier jour ouvré pour aller voir un médecin pour Sylvestre ; depuis quelques jours il rencontre des problèmes respiratoires... A priori, rien de grave mais on sait jamais.

Vendredi matin mission clinique pour Rodolphe et Sylvestre. Radio des poumons dans une première clinique puis radio 3D dans une seconde. A première vue rien à signaler mais on attend les résultats définitifs prévu pour demain.
A la suite de ces premiers résultats on décide d'aller manger quelque chose, on demande au gardien de l'immeuble (qui semble déjà bien arrosé à 14h) où trouver un restaurant. Il nous en indique plus loin sur l'avenue. Nous choisirons le restaurant "Senator".
Voyant que nous ne sommes étrangers on nous envoie un serveur AIMANT parler anglais.
Nous matraquant de questions sur la France et surtout les USA, ce serveur nous fait penser au héros du film Borat. Il ne cesse de répéter les mêmes phrases et questions au point que nous nous demandons si ce n'est pas une caméra cachée.
Ses phrases fétiches sont :
"Sorry my friend, can I ask you just one question please?" (Désolé mon ami, est-ce que je peux te poser une question ?) a laquelle il enchaînera avec une question comme par exemple
"Did you go to America ?" "Do you know Los Angeles ?" (Est-ce que tu as été aux Etats-Unis ? Tu connais Los Angeles ?).
"Ohh France this is just my dream to go to France!" (Oh, la France, c'est mon rêve d'aller en France)
"This is just a present for you" (C'est un cadeau pour vous).

Afin de nous montrer son affection, il nous offrira dessert, salades et fera 20% de réduction sur nos boissons. Il nous invitera même à revenir le soir afin d'être présenté à des filles.
Nous demandons l'addition (portant le doux nom de chiot' en russe) et repartons.

Cette après midi ça sera séance coiffure pour Rodolphe qui a atteint un stade de non retour pour ses cheveux et courses de nourriture pour l'équipe ; après midi banal si ce n'est que Rodolphe souffre désormais d'une calvitie forcée.

* ALA vu du dessus et de l'intérieur

Samedi nous décidons d'aller admirer la ville à partir des hauteurs puis retrouver Gaël une amie française de Madeleine ayant immigrée à Almaty..
Nous commençons par Kobe Tobe, sorte de fête foraine à l'asiatique avec une vue imprenable sur la ville accessible par téléphérique ou par la route. Nous choisirons le téléphérique pour la montée. Nous effectuerons la descente à pied pour finir dans un restaurant où nous mangerons des chachliks (brochette de viande) en compagnie de Gaël et son mari Denis.
Le soir nous nous baladerons dans Almaty. C'est avec plaisir que nous écouterons Gaël traduire pour nous les explications de Denis sur la ville dont en voici un extrait :
Détruite en 1911 par un tremblement de terre, Almaty fut reconstruite quasiment intégralement au début du siècle. Seule une église faite de bois subsista grâce à ses fondations faites de sable.
Les rues d'Almaty était à l'origine construite sur des axes nord / sud permettant au vent de s'engouffrer dans la ville et rafraîchir l'air durant les mois caniculaires d'été.
Il existait également une loi qui voulait que pour chaque arbre abattu, cinq nouveaux arbres soient plantés; ce qui explique le nombre important d'arbres dans cette ville et cette verdure omniprésente.
Denis ayant effectué des études de médecine, il nous fera acheter un médicament pour Sylvestre afin de soulager ses crises respiratoires.
Ce soir Sylvestre dormira tranquillement.

Dimanche : jour du départ

Samuel et Rodolphe vont déjeuner avec Gaël pendant que Sylvestre et Gaëtan s'occupent de l'appartement et préparent les sacs. [Edit de Samuel et Rodolphe : Alors que nous étions en ville avec Gaël, Sylvestre et Gaëtan glandaient sur les innombrables canapés de l'appartement... :) ]


15h00 l'équipe au complet, notre nouvelle mascotte installée sur le toit, nous vérifions ne rien avoir oublié et décollons d'Almaty. Nous avons 2400KM à faire en moins de 3 jours afin d'avoir le nombre de jours souhaités en Mongolie.

Ca va être Rock N Roll !!

Signé: Gaëtan

Ajout de Sylvestre:
Quant à nous, depuis la route de la Pamir, nous nous sommes arrêtés à Och au Kirghystan pendant quelques heures. Hôtel soviétique particulièrement horrible. Toilettes minables, une douche froide pour deux étages (où un Kirgyz insistera pour la prendre avec moi... non merci!). Lendemain, LE fameux marché (d'après le Lonely) d'artisanat des environs... Soit on l'a pas trouvé, soit il est vraiment à l'image de l'hôtel... C'est-à-dire vraiment dispensable.
Enfin, à l'image de notre traversée russe après la Crimée, nous avons traversée tout le Kirghizstan et une (petite) partie du Kazakhstan pour arriver à Almaty à 5 heure du matin... La route entre Och et Bichkek est particulièrement belle et vraiment de bonne qualité, on fait la route avec grand plaisir. Je me sens frustré de ne pas y rester plus longtemps, en particulier au lac Kara-Köl. Car, même si les problèmes respiratoires ne sont à priori pas graves, on a préféré écourter notre temps au Kirghizstan pour arriver le vendredi à Almaty et avoir le temps d'aller voir la clinique et se reposer.
D'après ce que j'ai compris, je n'ai rien de grave... Les deux médecins que j'ai rencontré ne savent pas trop ("ça va passer"), il faudra attendre d'exposer mes problèmes de santé à Denis, le mari de Gaël, pour qu'il devine en quelques secondes ce que j'ai...
Détaillant rapidement mes symptômes, il me dit "tu as ça ?", "oui". "tu as ça aussi?". "oui aussi". "tu as beaucoup changé de température ces derniers jours ?", "en effet (différentiel de 40/50 °)", "tu as une nourriture douteuse ces derniers temps ?", "a peine ;)"..
"Tu as ça" (je prend ça pour une question), je répond "non". Il me dit "non, c'est vraiment ce que tu as".
Gaël m'explique qu'il a fait 4 années de médecine... Ah oui, maintenant, je comprend beaucoup mieux.
Les trois médecins m'ayant confirmés qu'il n'y a rien de grave. Je décide finalement de continuer l'aventure.



Traces GPS :
Trace 1
Trace 2
Une route, un col à 4650 mètres, deux anglais et un mouton

Le 09-08-2009 • Pays : Tajikistan

Ah, la route de la Pamir... On aura tout entendu à ce sujet. Entre les 500 $ de backshish demandés par les douaniers, les problèmes avec les militaires, les organisateurs qui déclarent en plein Mongol Rally que la route est fermée mais qu'il faut faire attention si on la prend (et pas rouler après 16h), une semaine mini nécessaire pour faire la route, des pistes dans un état catastrophique, les incursions à la frontière avec les Talibans ou les Ouzbeks (au choix), les trafiquants de drogue, les mines (bon, ça, c'est vrai), les moteurs qui ne tiennent pas en haute altitude, peindre le numéro d'immatriculation sur le toit du véhicule pour faciliter le travail des hélicoptères, trafic routier à l'italienne ...

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Sur notre route pour la Mongolie, dès le début de l'organisation de cette aventure, la route du Pamir a toujours fait parti des musts. Et malgré toutes ces informations discordantes et après de longues discussions, nous avons finalement décidé de nous lancer. Comme dirait Andy, Let's fucking do it!
So, we are fucking doing it! La route du Pamir est une route qui court du sud est de Tadjikistan jusqu'au nord du pays pour se terminer au Kirghizstan. Elle traverse le massif du Trans-Alay qui n'est qu'autre que la partie extrême ouest de l'Himalaya. Cette région compte parmi les plus hauts sommets de feu l'Union Soviétique, comme le pic Lénine - 7134 mètres (renommé Pic Indépendance pour faire moins connoté politique probablement).
Pendant deux journées, nous avons traversé une bonne partie du pays en partant du bas de vallées jusqu'à des cols culminants jusqu'à 4650 mètres d'altitude en passant par des plateaux de hautes altitudes. Les changements de paysages sont soudain et à chaque passage de cols ou changement de vallées, nous découvrons une végétation et des reliefs radicalement différents.

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A part en haute altitude, les abords de la route sont relativement peuplés et les enfants nous font des signes en voyant la voiture (enfin, ce qui reste visible sous les couches de poussières et de boue).


Par ailleurs, une des principales inquiétudes de Rodolphe quant à la Pamir a été vaincue. Il s'inquiétait du comportement de la voiture en haute altitude mais lors de cette route, heureusement, nous avons franchis un col de 4650 mètres sans aucun problème. Une victoire que nous décidons de fêter en escaladant un sommet proche de ce col pour arriver à 4760 mètres. Le paysage est grandiose et les montagnes enneigées, majestueuses...

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Il faut savoir que dans des pays comme le Tadjikistan ou l'Ouzbékistan, il est tout à fait courant d'appeler n'importe quelle voiture sur la route pour monter dedans et partager la route.
Ayant un peu de place à l'arrière et bien que l'opération nécessite un petit rangement (comprendre: on empile le bordel), ça nous arrive de nous prêter à ce jeu. Entre la grand mère qui nous remercie d'un Somoni pour la course, deux jeunes étudiants, il s'agit bien souvent d'expériences riches en couleur.

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Descendu du plateau, on traverse un petit village. Deux personnes font du stop à la Tadjik. On s'arrête, ils veulent aller au village suivant à 10 kilomètres. Pas de soucis, ça fait de l'animation et d'autant plus que le passager est coiffé un magnifique chapeau style Kirgiz. Finalement, un seul monte. Samuel entame une conversation avec lui.
Comme leur tradition le veut, il nous invite à prendre un tchai... c'est-à-dire le thé (ce qui est généralement plus souvent un repas). On accepte avec plaisir d'autant que son village est en réalité un campement de yourtes et que s'y faire inviter est toujours une expérience unique.
Au menu, thé au lait de Yak, pain, crème de yack, yogourt, graisse de mouton.
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Au centre de la yourte, proche du poêle, nous mangeons assis sur d'épais tapis entouré par les hommes. Les femmes restent adossées aux cloisons à nous regarder sans intervenir.

Le patriarche


La personne que l'on a pris en stop s'avère être le patriarche du campement, Azim. Avec nos quelques mots de russe, on échange (d'où on vient, où on va, etc). Il fait venir son frère (?), de trente ans son cadet qui étudie le management à Chorog, cursus dans lequel il apprend l'anglais.
Il nous pose diverses questions (combien de frère et soeur, quel est notre salaire, etc) et jouent avec nos divers appareils (iPhone, appareils photo numériques, camescope).

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Ils semblent tous très content de notre présence...  mais nous remarquons que le patriarche affûte un long couteau. Il nous fait le signe bien connu d'égorgement et nous fait comprendre qu'il veut que nous prenions l'action en photo... On a peur de comprendre... et notre interprète du moment vas bien nous le confirmer.
Comme le veux la tradition en Asie Centrale, il nous explique qu'en notre honneur, ils vont égorger un mouton... On se regarde bêtement tous les trois à ne pas savoir trop quoi faire. On précise timidement que l'on est déjà assez honoré comme ça par ce repas. Ils ne veulent rien entendre. OK ! Désolé le mouton.
En tant que bons occidentaux déconnectés de cette réalité, Rodolphe et moi n'avons jamais vu ce genre de spectacle. Samuel en garde un souvenir pénible. Cependant, étant donné la signification du geste, nous nous sentons obligé d'y assister.
Deux fils d'Azim vont chercher un mouton dans le troupeau non loin de là. Je le regarde se débattre avec un sentiment de culpabilité.
Mains écartées et proches du visage, nos hôtes réalisent une prière musulmane. Le mouton est immobilisé, une bassine est déposée sous sa tête et le patriarche égorge le mouton. Je regarde le début du geste, je me retrouve plusieurs fois à détourner mon regard de l'action. Rodolphe regarde via la caméra ce qui atténue la dureté du geste. Samuel est de dos.
Quelques dizaines de secondes se passent. Plus de mouvements et nos quatre hôtes commencent à dépecer l'animal. Le choc initial est passé. Je regarde leur travail minutieux à la manière d'un cour d'anatomie. Pendant que notre pauvre mouton est entrain d'être éviscéré, ils nous demandent si on a des moutons dans notre pays. Da! Si on a des Yaks ? Niet!

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Quelques heures de route plus tard, nous roulons dans une vallée avec une mauvaise piste à digérer, on se pose en bord d'une rivière pour camper. Deux frères anglais du Mongol Rally nous rejoignent. Je réussis un magnifique renversé de pâtes au sable pour ressayer avec des pâtes trop salées. Pendant ce temps là, on échange avec plaisir (ah, l'humour british) autour du Mongol Rally.
On est à 4100 mètres et la nuit nous gratifiera de jolies températures négatives (-5°C ?)
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Ayant survécu à la nuit, nous passons la frontière vers le Kirghizstan, celle-ci se situe sur un col à près de 4300 mètres. Les faibles températures n'empêchent pas les douaniers de vider l'intégralité de la voiture et le contenu de nos sacs... Le Tadjikistan ayant une frontière avec l'Afghanistan, plus gros producteur d'opium, les militaires essayent d'en limiter la diffusion.
Heureusement, les fouilles se déroulent sous un ton bon enfant, un des militaires sera tout content de me montrer son fusil de sniper après vérifier mes visas pendant qu'un autre essayera de se faire offrir l'ipod de Rodolphe. S'en vient ensuite l'arrivée à la frontière Kirghiz mais entre temps, il faut traverser 20 kilomètres de no man's land via une piste apocalyptique qui nous fait nous demander à qui la zone entre les deux frontières appartient.
Arrivée côté Kirghiz, aucun problème, un record de rapidité. Et tant mieux car des Français rencontrés à Samarquand et ayant fait cette route dans l'autre sens nous avait prévenu : "Après la frontière, retournez-vous !" nous ont-ils dit... Passé la frontière, on s'y applique et le paysage qui s'offre à nos yeux est spectaculaire ! Toute la chaîne du Pamir se dévoile en panoramique. Nous admirons les pics enneigés à plus de 7000 mètres. Un au revoir apprécié ... J'y reviendrais, pas de doute.

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Signé: Sylvestre





Traces GPS :
Pamir - 2
Pamir - 1
Nous fêtons la moitié du voyage à 50 m de la frontière Afghane et en terrain miné !

Le 08-08-2009 • Pays : Tajikistan

Mais revenons un peu en arrière pour vous décrire notre arrivée dans ce merveilleux pays qu'est le Tadjikistan...
Le jour de notre départ de Samarquand en Ouzbekistan, je me fais réveiller par un SMS d'Andy, de l'équipe anglaise qui veut nous accompagner sur la route du Pamir, nous disant qu'après avoir réfléchi pendant la nuit, ils ne viendraient finalement pas avec nous... Un peu déçu nous partons donc en direction de la frontière. Ça se passe plutôt bien côté Ouzbek, à part la vérification de tous nos bagages aux rayons X, une première ! Puis nous arrivons côté Tadjik, et d'après tout ce que l'on avait pu nous dire ça n'allait pas être une partie de plaisir...
Et bien c'est tout le contraire !! Nous sommes accueillis à coup de grand "Welcome in Tadjikistan", "Hello..." Les gardes frontières sont très aimable avec nous. Ce sera sans doute la frontière que nous aurons passé le plus vite du voyage, moins d'une heure !



C'est parti pour la capitale du Tadjikistan, Douchanbé, à moins de 280km de là... Nous croisons sur la route une autre équipe du Mongol Rally, ce sont les Rolling Cones, une équipe venue des Etats Unis avec une grosse fourgonnette décoré comme un vendeur de glace :) Malheureusement pour eux, ils sont en panne : leur radiateur est en plastique et n'a pas bien supporté les chaleurs Ouzbek. Il s'est mis à fondre et les réparations ne tiennent pas... Ils envisagent même de finir sans leur van... Bien dommage. Après avoir discuté un bon moment avec eux, nous repartons sur notre route... qui devient rapidement une piste, puis une mauvaise piste pour finir par une très, très mauvaise piste... A tel point que nous battrons notre record de lenteur... 170 km en 7h !!! La route est souvent en côte et notre Skoda a du mal a grimper par endroit... Nous sommes trop lourd et le moteur de 1,3L peine à nous hisser dans les montagnes.
On finira par trouver un endroit ou s'arrêter, assez près de la route mais nous n'avons pas trop le choix. Il fait nuit, la voiture chauffe beaucoup, nous avons faim et sommeil... et les mauvaises nouvelles ne s'arrêtent pas là : Nos 2 tentes Quechua 2s sont cassés ! Nous avons dû trop les tasser dans le coffre et à force, les arceaux ont plié. Ça tiendra pour ce soir mais il va falloir en trouver une autre !




Nous nous réveillons le lendemain dans un magnifique décor mais un peu au frais par ces 2300m d'altitude ! Malheureusement aussi un peu sous la poussière des multitudes de camion qui passent par là.
Un rapide petit déjeuner et un repli des tentes comme on peut puis c'est reparti pour de la piste défoncée. Sauf que Sylvestre a tenté une man½uvre osé la veille pour se dégager un peu de la route... et il faut maintenant en sortir. On pousse la voiture en marche arrière, ça glisse, ça patine et VLAN ! Sam et moi sommes couvert de boue de la tête au pied !... Mais au moins la voiture est passée.



Nous arrivons enfin au col à plus de 3370m, et le décor qui se découvre devant nous est absolument superbe ! De grandes montagnes, pas mal de pics enneigés... un stop photo s'impose !



Nous rencontrons alors le gérant de la station météo qui nous invite à coup de grands signes à venir boire le thé chez lui. Nous acceptons et c'est en fait un vrai repas qu'il nous offre ! De la viande, du pain, du fromage, des fruits, des boulettes de fromage de chèvre ULTRA concentré (beuurk), mais surtout du thé, thé qu'il nous reverse sans cesse dans nos tasses. Nous avons beau refuser gentiment après la quatrième tasse, il nous en verse encore prétextant avec un grand sourire qu'on a qu'à aller faire pipi dehors ! :)
Cet homme nous présente sa femme et deux de ses six enfants. Sa fille, la troisième et le petit dernier qui a 7 mois et qui nous fait de grands sourire ;) Les 2 aînés sont partis chasser d'après ce que nous comprenons... Nous voulons le remercier pour cet accueil mais n'avons pas vraiment de quoi offrir. Finalement, 3 piles pour sa lampe frontale, un savon et un paquet de cigarette raviront cet homme vraiment très gentil comme d'ailleurs la plupart des gens que nous croisons et qui nous font de grand bonjour !




C'est reparti, mais en descente cette fois, ce qui fais du bien à notre carrosse qui chauffe beaucoup moins du coup. En plus les Chinois sont en train de refaire (ou tout simplement faire...) la route à grand coup de tunnels un peu partout... tellement que nous en empruntons un pensant que c'était la route, mais celui-ci était en pleine construction, ce qui explique peut être l'absence totale de bitume au sol... ;) et nous arrivons à un cul de sac, le tunnel n'étant pas terminé d'être percé ! Demi-tour, et on repart sur la bonne route en évitant du coup tous les tunnels par des pistes défoncées...


Nous arrivons enfin à Douchanbé vers 14h et cherchons directement l'ambassade de France afin de s'enregistrer dans le pays et demander des infos sur la route du Pamir.
Après moult petites rues, et ayant finit par avoir la nouvelle adresse de l'ambassade qui à déménagé, nous arrivons devant et comme n'importe quelle bureaucratie bien occidentale, c'est ouvert du Lundi au Vendredi de 9h à 17h... Et évidemment on est Samedi ! On s'en doutait bien mais on était par contre loin de se douter que la route d'accès à la capitale serait si mauvaise et que nous aurions 1 jour de retard !

Qu'à cela ne tienne, on sonne aux portes du pays, un Tadjik ne parlant pas un mot de français nous ouvre. On fait comprendre que nous sommes français et du coup il nous passe quelqu'un qui parle français et qui traduira nos différentes demandes au supposé gardien.
Notre interlocutrice nous dit qu'à priori il n'y a pas de problèmes pour la route du Pamir, que nous pouvons nous enregistrer... et que nous pourrions sûrement trouver une tente à l'aide du gardien, Farid. Bien !
Ce grand costaud de Farid, nous emmène donc en ville dans différents bazar à la recherche d'une "Palentka", une tente en russe. Et il prend sa mission très au sérieux ! Il demande à tout le monde, appel plusieurs personnes et demande encore "Palentka"? Mais nous fait bien comprendre que les tentes ne sont pas vraiment utilisé dans le pays et qu'en général les touristes viennent avec ! :) Ben ouais mais..... Mais nous finirons par trouver une magnifique tente igloo 3 places. Un peu cher mais banco ! De toute façon on a pas trop le choix et nous n'aurions jamais trouvé sans Farid. D'ailleurs il est plutôt pratique de se balader avec un "local" dans un bazar. Sylvestre qui voulait s'acheter un miroir pour mettre ses lentilles, demande le prix d'un petit miroir. 5 Sumoni lui répond la dame. Farid intervient en demandant, prend 1 Somoni et lui donne contre 2 miroirs... ça c'est de la négociation !! ;)
Pour le remercier nous l'invitons au restaurant qu'il nous conseille, une sorte de cantine mais "tchut-tchut money... very good", pas cher quoi... et effectivement très bon !

Puis après nous avoir ramené à l'ambassade, nous reprenons notre voiture et en route pour le Pamir ! La route pour sortir de Douchanbé est très bonne, ça change d'hier ! On fait une bonne centaine de kilomètres et on se trouve un superbe spot de camping. Stop pour aujourd'hui, il est temps de s'occuper de notre monture avant d'attaquer la haute montagne. On lui change ses 2 pneus avant par ceux acheté au Kazakhstan, je change les 4 bougies, nettoie tout le filtre à air bourré de poussière, fait la pression des pneus, on vérifie la bas de caisse et Sylvestre resserre la tôle de protection du moteur... bref, la voiture est fin prête pour affronter le Pamir !




Aujourd'hui, Dimanche 9 août, on attaque enfin, avec presque 3 jours de retard sur notre planning, cette fameuse route. La piste est plutôt bonne mais certains endroits sont coupés et il faut donc traverser une rivière à gué... sauf que la pente pour en sortir est très raide et que la Skoda n'y arrive pas toute seule ! Sam et moi descendons pour pousser... ça patine et Sam reprend un bain de boue !... Mmmhhh, ça promet pour la Mongolie qui a subit les plus fortes intempéries depuis 40 ans ! :)



On repart mais faisons quelques pauses pour permettre à la voiture de refroidir de temps en temps. Heureusement que nous avons mis une tôle sous le moteur car ça frotte souvent, les pistes n'étant pas vraiment plates. On croise une autre voiture du Mongol Rally mais dans l'autre sens !!! C'est une équipe espagnole qui conduit une grosse ambulance. Ils ont voulu prendre une autre route et arrivé au poste-frontière Kirgiz, ils ont été refusés car à priori les touristes ne peuvent pas y passer... Nous qui hésitions encore à faire la grande route du Pamir ou alors couper à travers via cette route, ça ne nous laissera pas trop le choix, on fera la grande route ! On se refile des infos sur l'état des routes puis continuons la notre.

On arrive au fameux croisement. Encore un ultime barrage d'enregistrement. En fait les militaires notent juste nos noms et numéros de passeport. Ils nous disent qu'il n'y a pas de problèmes pour le Pamir mais que la fameuse route des espagnols est donc vraisemblablement fermées aux touristes. Ok ! droite toute ! Nous arrivons dans de superbes décors avec la rivière en contrebas. La piste n'est pas trop mauvaise. Après quelques heures nous arrivons à un des top du voyage : la frontière avec l'Afghanistan ! Il n'y a pas de poste-frontière mais notre route longe pendant presque 200km ce pays qui est dit comme étant un des plus beaux du monde...
Il y a seulement la rivière large de quelques dizaines de mètres qui nous séparent et ça fait bizarre de se dire que nous sommes si proche de ce pays à l'actualité dramatiquement trop présente...



L'Afghanistan


Il commence à se faire tard et nous cherchons un spot ou s'arrêter pour la nuit... mais nous sommes un peu refroidi à la vue de quelques panneaux signalant la présence de mines. :-/



On continue un peu plus loin et on voit un chemin qui part sur le côté de la route. Ce sera bien pour ce soir, on quittera pas trop le chemin si jamais il y a des mines. On installe notre campement et faisons à manger. Je prend l'ordinateur pour vous écrire ce message...

[EDIT]
Et alors que je suis en pleine inspiration, une voix se fait entendre et un type apparaît dans l'ombre. Une arme est directement pointée sur Sam... "Tourist, tourist" dit-on. Deux puis trois puis six personnes apparaissent tout autour de nous. Ce sont en fait des militaires Tadjik qui surveillent la frontière. Nous voilà rassuré... et eux aussi !!! Ils nous expliquent qu'il ne faut pas allumer de lampe car nous sommes en face de l'Afghanistan et que nous sommes trop facilement visible de nuit. Ok, bien compris. On leur offre des cigarettes pour détendre un peu l'atmosphère, et ça marche très bien.
Ils nous indiquent alors qu'il ne faut pas rester là où nous sommes car visiblement il y a des tombeaux tout proche, ainsi que des mines pas loin... brfrrrrrrrrrrrr, ok ! On repli tout en quatrième vitesse et on entasse tout dans la voiture.
Les militaires nous amènent en fait dans leur camp de base, tout proche de là. Ils rigolent bien en nous aidant à remonter les tentes.
Tout se finit bien par une énième cigarette et l'on va se coucher pour une bonne nuit... Ça fait beaucoup d'aventures pour ces 3 derniers jours !

Dans le genre : "Et toi t'a fait quoi pendant tes vacances ?"... "Oh, ben j'ai visité Tchernobyl, dormi dans un no man's land, fait plus de 15000 bornes dont 8000 sur pistes défoncées à bouffer de la poussière et puis j'ai passé une nuit à la frontière Afghane dans un camp de base de militaires Tadjik..."

Signé : Rodolphe




Traces GPS :
Vers Douchanbé
Vers le Tadjikistan
Vers la Pamir
Bukhara et Samarcande, les grandes soeurs de Khiva

Le 04-08-2009 • Pays : Ouzbekistan

L'Ouzbékistan a une particularité, il n'y a pas ou plutôt très peu de panneaux de signalisation. Trouver la bonne route n'est pas toujours facile, mais se diriger en ville est une autre paire de manche. Les arrêts pour demander notre chemin sont fréquents. C'est dans ces conditions que nous rejoignons Bukhara. La ville semble charmante avec ces petites ruelles, mais ça devient vite un casse tête en voiture quand il s'agit de chercher une adresse précise. Les sens uniques ne nous aident pas. Nous finissons par trouver le B&B conseillé par le Lonely, après un début d'après-midi cool, chaleur écrasante obligeant (> à 40°), nous partons explorer la ville dans la soirée.
Bukhara

Bukhara ressemble architecturalement parlant à Khiva, de grandes Madrasas, des mosquées et des mausolées de toutes beautés rivalisant dans les teintes de bleus. En cette fin d'après-midi nous admirons la Madrasa Mir-i-Arab et l'Ark, cité royale, la plus vieille structure de Bukhara. Le soleil se couchant nous escaladons un château d'eau désaffecté non loin de l'Ark. La vue sur la ville et le couché du soleil vaut la montée périlleuse. Contrairement à Khiva, les bâtiments de Bukhara ne sont pas éclairés de nuit, il nous faut donc attendre le lendemain pour continuer la visite.

C'est sous une chaleur écrasante que nous reprenons le lendemain matin la visite de Bukhara. Les Madrasas sont toutes plus belles les une que les autres. L'architecture est souvent la même, une immense devanture formée par des des mosaïques de carrelage bleuté, une cour intérieure arboré, cette dernière étant entouré d'innombrables pièces. Un petit tour au marché permet de nous imprégner de l'ambiance de la ville, cette fois-ci la ville de Bukhara fait moins office de musée de plein air comparé à Khiva.
Détail
Bukhara est aussi l'occasion de rencontrer un bon nombre d'équipes du Mongol Rally, comme si cette ville était un passage obligé pour nombre d'entre elles. Nous échangeons sur nos différentes aventures et sur la suite. Chaque équipe a des objectifs différents, à l'heure où j'écris ces lignes plusieurs ont déjà du rejoindre Oulan-Bator, d'autres comme la notre prenons le temps de visiter les différentes merveilles qui se glissent sur notre chemin.

Nous filons en fin d'après-midi vers Samarcande. Encore une autre ville à visiter absolument pour ses différents bâtiments. Sur la route je fais signe à une voiture ayant son coffre plein de pains, des klaxonnent retentissent, la voiture nous double et un pain nous est tendu par la fenêtre. Je l'attrape, puis un second pain ... 4 pains s'échangeront de la sorte sous des rires partagés.


Samarcande nous accueille de nuit, En cherchant un hôtel je ne vois pas une rigole, et boom les deux pneus avant se retrouvent bloqué dedans, heureusement j'allais pas vite. Des personnes viennent nous aider à sortir de ce piège. Encore une fois nous choisissons une adresse du Lonely, à notre surprise 6 autres équipes ont fait le même choix ce soir. Le Mongol Rally envahit cette petite auberge. Nous aurons les trois dernières places.


Nous passons la journée du lendemain à visiter Samarcande. Un bâtiment se dégage des autres, il s'agit du Registan. 3 grandes Madrasas entourent une place, c'est grandiose. Puis nous nous perdons dans un quartier reculé, cela permet de voir la vrai vie des Ouzbek. Le pays est pauvre sous ces façades bleutées.


Le bazar Siob est encore une fois l'occasion de s'imprégner d'une ambiance bien différente de nos super-marchés "adoré". C'est riche en couleur, en odeur et en bruit. A quelques pas d'ici se trouve la mosquée de Bibi Kanoum, mosquée construite par l'Amour d'une femme.

La ville de Samarcande est en travaux, de nombreux bâtiments sont en restaurations et les avenues sont regoudronnées. Un évènement se prépare, il faut que la ville soit à la hauteur. A l'hôtel nous rencontré Marc et ses parents. Il travaille comme professeur de français à Tachkent. Il nous explique les réalités du pays et les problèmes qu'ils rencontrent. C'est très intéressant d'avoir l'avis de quelqu'un qui connaît bien le pays. Sous une façade tranquille, la politique du pays fait des dégâts.

Le Tadjikistan et la route de la Pamir sont proches. Nous venons de recevoir un mail des organisateurs du rally qui déconseillent de prendre cette route. Ce mail est bref et peu clair. Nous partons nous renseigné sur Internet, pas de nouvelles particulières sur le Tadjikistan. Les sites des ministères des affaires étrangères français, anglais et américain ne donnent pas d'informations récentes sur le sujet, pas d'incursions de Talibans ou de conflits entre les Khirguiz et les Tadjiks. Nous décidons donc de continuer sur notre idée initiale : prendre la route de la Pamir, une des plus belles routes de montagne du monde. Une autre équipe anglaise du Mongol Rally, souhaite aussi prendre cette route, nous nous retrouvons le soir pour en parler, banco nous décidons de nous retrouver le lendemain pour voyager ensemble. Être à deux voitures sera plus sécurisant en cas de difficulté sur la route.

A la recherche du meilleur trajet Signé: Samuel



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Pour Buhkara
Buhkara - Samarquand
Samarquand
A la découverte de l'Ouzbékistan

Le 02-08-2009 • Pays : Ouzbekistan

Archétype de la ville soviétique, Noukous, située en plein désert, ne propose que guère d'activités. Notre arrêt est motivé par le musée Savitsky. Artiste sous l'URSS, il s'est pris de passion pour l'art sous toutes ses formes dans l'Asie centrale et a recueilli de nombreuses pièces qui sont maintenant conservées dans ce musée. Chez nous, ce musée a fait l'objet de plusieurs articles dans Télérama, Le Figaro ou encore Géo pour la bravoure de Savitsky d'avoir récupéré et accroché des ½uvres censurées par les communistes. Ce musée est une merveille qui tranche avec la froideur et la dureté soviétiques de la ville. On tombe particulièrement amoureux des statues directement sculptées dans des troncs.

Avant d'aller directement Khiva, nous nous arrêtons à Mizdakhan, une colline qui fut une grande ville il y a bien bien longtemps. Puis détruite lors d'une x ème invasions et qui maintenant se retrouve couverte de tombes musulmanes. Tellement que, de loin, on dirait une ville. De ce que l'on a compris, on se balade dans le cimetière en voiture. Avec notre Skoda et ses autocollants, autant dire que l'on fait un peu tâche. On se gare pour se balader à pied et on visite quelques tombeaux.

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Tombeau à Mizdakhan

Sur la route de Khiva, nous passons par quelques anciennes forteresses dont certaines ont plus de 2000 ans. Celles que nous visitons ont été construites entre le III et le V ème siècle.
La première se trouve au milieu d'un champs de coton. Construite de briques et recouverte de boue mélangée à de la paille, la forteresse a traversé les siècles d'une manière surprenante. Il n'y a pas la moindre trace d'équipement pour les touristes, on peut se balader absolument n'importe où. Un passage permet de monter au sommet de celle ci. On voit que ça n'a jamais été exploré, des débuts de galeries sont ouvertes sur quelques mètres de profondeur alors qu'il doit y avoir des dizaines de mètres qui serpentent sous nos pieds... Un paradis pour archéologues...

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La suivante est particulièrement impressionnante. Au sommet d'une colline, deux forteresses se font face.

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Forteresse de Ayaz-Qala

On se dirige vers la première. Je conduis sur la piste de sable. Rodolphe trouve que ça fera un excellent shot pour la caméra. Je comprend qu'il veut filmer et donc, stupidement, je m'arrête... sur du sable... Ca manque pas, on est bloqué. On est comme des gamins. C'est notre premier ensablage depuis le départ et on est content de pouvoir utiliser notre matos. Quelques coups de pelles (Kudo à Samuel pour sa maîtrise des pelles américaines), les plaques de désensablage et nous sommes sur la route pour le sommet de la colline. No worries!


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Rodolphe et Samuel qui creusent

On admire le couché de soleil de ce point de vue... Après quelques discussions et une confirmation du Lonely, on décide d'atteindre la ville de Khiva (prononcer Riva) le soir même pour pouvoir admirer la ville de nuit... Cependant, la route est longue, de nombreux cyclistes et piétons rendent la conduite difficile. On arrive vers 23h30, on mange et à minuit, on commence à visiter la ville de nuit. On est absolument les seuls. Moi qui m'attendait à croiser une animation nocturne digne de Marrakech, je suis bien surpris par ce silence absolu... d'autant que la beauté des lieux est vraiment prenante et l'éclairage mettant bien en valeur la qualité des monuments. Décidément, l'Ouzbekistan nous présente un visage bien différent de celui imaginé!
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Khiva

Le lendemain, nous continuons dans la ville de Khiva mais cette fois de jour, il y a un peu plus de touristes mais ils restent cependant rares. Le mois d'Août, à cause des hautes températures, n'est pas le mois le plus touristiques, le printemps étant favorisé.
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Khiva

Nous visitons bons nombres de monuments de la vieille ville. Des Madrassa (école coranique), des mosquées, palais, etc. Nous escaladons les deux minarets ("Le plus haut d'Ouzbekistan"). L'Islam pratiqué et enseigné me semble plus progressifs que dans d'autres pays. Rares sont les femmes avec des voiles, la consommation d'alcool courante et un culte relativement peu exigeant.

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De haut

Next stop, Boukhara. Nous devons reprendre un pont flottant d'un état ... perfectible. On l'avait pris la veille, mais, aujourd'hui, il est en réparation. On se met dans une queue. Un Ouzbek avec un excellent niveau d'anglais ("normal, je suis interprète") vient nous taper la discussion et fais un étalage surprenant de sa culture générale. Quelques personnes traînent autour de la voiture... dont un chauffeur routier. Notre pote l'interprète traduit les questions de ce dernier. Il nous demande les tarifs des prostitués en France. "Aucune idée". Et ce que l'on a pensé des prostitués sur la route. Quand on lui dit que l'on ne sait pas lui répondre, il nous demande comment trois mecs font pour se priver de sexe pendant aussi longtemps.

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Sacré fin de pont

On finit la soirée au pied de ce qui apparaît un grand lac mais qui en réalité est un grand élargissement du fleuve, en face de nous, le Turkmenistan !
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Notre camp pour la soirée

Signé: Sylvestre




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Noukous à Khiva
Khiva
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